Zuma choisit « Joseph Kabila », selon Jeune Afrique. Et il le dit à Paris

Par Mufoncol Tshiyoyo, 

” Le maintien de Joseph Kabila à la tête de la RD Congo au-delà de la fin de son mandat, le 19 décembre ?« Laissez-nous gérer cette question entre Africains », a dit sans détour Jacob Zuma à François Hollande en tête à tête le 11 juillet, lors de sa visite officielle en France. Sous-entendu : « Vous, les Blancs, ne vous mêlez pas de cela.” (Source Jeune Afrique, Publié le 21 juillet 2016 à 07h56)

François Hollande et Jacob Zuma à Paris

En reprenant sur notre mur cette information qui a été diffusée par Jeune Afrique, nous signalons que l’accent n’est pas mis sur le départ ou le maintien de “Joseph Kabila” à la tête du Congo-Kinshasa. Pour notre jeunesse, et au nom de qui nous parlons, Jeune Afrique par Zuma interposé, repose, bien sûr à sa manière, la question de qui contrôle le Congo-Kinshasa. Et à ce sujet, personne ne saura avouer au peuple du Congo-Kinshasa que Zuma, qui est de nationalité sud-africaine, représente la constitution du Congo-Kinshasa derrière laquelle la classe politique et une bonne partie de l’élite congolaises ont souvent caché leur impuissance. En effet, l’avènement comme le maintien de « Joseph Kabila » là où il est perché à Kinshasa n’a jamais été régi, et ne le sera jamais par un document juridique, qui à l’occasion parait juste comme un habillement qui accompagne l’expression d’une volonté politique extérieure.

La sortie de Zuma, et encore à Paris, alors que certains d’entre nous y sont passés pour quémander ce type de pouvoir, ne vient que confirmer ce que tout le monde a toujours su dans ce pays, même si beaucoup simulent l’ignorance. Et tant que nous comme peuples, et avec ce leadership qui s’affiche au-devant de ce même peuple, nous n’oserions nommer l’adversaire, tant que notre faiblesse sera voilée derrière la constitution, le discours juridique et le juridisme, tant que nous refuserons de parler de Paul Kagamé, du Rwanda, de Tony Blair et de Bill Clinton, par crainte de représailles et de dire la vérité à notre peuple, les Congolais resteront là à chanter le dialogue, la transition tandis que le débat est ailleurs. Il est d’un autre genre.

Construisons l’avenir, réinventons la lutte, c’est notre invitation à la transcendance comme unique possibilité de notre existence comme un tout identitaire, comme une nation, comme un peuple souverain et digne.

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